Notre Histoire dans l’Histoire : 2ème partie A Découvrir

Quelques moments de notre Histoire : 2ème partie

Cliquez sur la partie que vous désirez consulter.

 

.   

51- Le Théâtre à Monsireigne

Pendant la guerre 39-45, il y a eu des séances de théâtre organisées afin de  gagner un peu d’argent collecté pour envoyer des colis aux prisonniers.

Dans les années 50-60,  les parents d’élèves de l’école privée sous l’égide de la paroisse, ont formé une troupe de théâtre. L’occasion d’occuper les longues soirées d’hiver, de se divertir, de divertir le public et de gagner un peu de finances pour l’école.  Deux pièces différentes étaient présentées chaque hiver : une comique et un dramatique. Les pièces jouées dans la salle du patronage (qui est devenue par la suite le garage du mécanicien Guy-Paul Chasseriau), ont connu un réel succès. Louis Seguin et Maurice Gulmineau en étaient les metteurs en scène.

Quelques extraits d’Ouest-France de l’époque.

Brillant succès de : « La pénitence de l’abbé Dupin au patronage de Monsireigne »

La troupe du patronage de Monsireigne a interprété pour la dernière fois dimanche dernier en matinée et en soirée La pénitence de  l’abbé Dupin », comédie en trois actes d’Aimé Delrue.

Histoire Théâtre 3

L’excellente troupe du patronage de Monsireigne

cette pièce a connu un énorme succès à chaque représentation. Les spectateurs s’amusèrent franchement avec cette oeuvre pleine d’imprévus. les acteurs furent chaudement applaudis dans leurs rôles après chaque acte.

Rappelons la distribution: l’abbé Dupin: Georges Grit; Arthur son sacristain: Alex Chapleau; le maire: Gérard Charrier; le commandant Lecourtois: René Gaboriau; Annie Lecourtois: Hélène Poisblaud; Mme Delaval: Odile Chaigneau; Bernard Delaval : Guy Seguin; Hortense :Paulette Grelet.

Nos plus vives félicitations à tous ces acteurs ainsi qu’aux organisateurs et aux personnes dévouées qui ont contribué à présenter aux nombreux visiteurs cet excellent spectacle.

Sur nos scènes rurales « Quelqu’un savait » à Monsireigne

C’est une oeuvre nouvelle, profondément humaine, qui tient actuellement la scène à Monsireigne et que le sacteurs et actrices viennent d eprésenter à leur fidèle public.

Cette pièce en trois actes de Pierre Dumaine et Marcel Dubois « Quelqu’un savait » a captivé les spectateurs venus nombreux malgré le temps extrêmement pluvieux.Histoire Théâtre 1

Mr André Legé dans le rôle émouvant et sobre de « l’abbé Patrick O’Donnel » a prouvé une fois de plus son talent et sa belle maîtrise de la scène. Quant à Mr Georges Pasquiet, « Jim Eliott », il a joué à la fois avec son naturel prenant et le bon ton de comédien qui convenait à son rôle « brac » et tourmenté et nous l’en félicitons. Au côté de ces deux acteurs principaux: René Maudet (Harry Wildon), Guy Seguin (Miligari), Alexandre Chapleau (Joe Tetterby), Georges Grit (le directeur de la prison), et Jacques Roulleau (Holden), complètent admirablement cette distribution.

Du côté féminin, Mlle Lucette Gaborieau fut une émouvante Peggy Wildon, Paulette Legé mit tout son coeur et son talent à rendre le rôle ardent de « Mary Mac Gregor) tandis que Thérèse Sachot reflétait parfaitement le visage empreint de douceur et de bonté qui convenait à son personnage (Mme O’Donnel), la mère d’un prêtre.

Nos félicitations unanimes à cette troupe homogène qui effectue depuis quelques années une montée en flèche.

Histoire Théâtre Salle du Patronage

La salle dit « du patronage » en 2015.

Les séances de théâtre se déroulaient dans la salle paroissiale du patronage. Cette salle existe toujours aujourd’hui (en 2015) au bout de la place du  11 novembre. Lorsque le Foyer rural dit « salle de l’Alouette » a été construit en 1962, cette salle du patronage n’avait plus son utilité, l’activité théâtre ayant cessé. Jean-Yves Martin y a tenu une entreprise de fraisage pendant deux années, vers 1965. En 1970, cette salle a été vendue par la paroisse à Mr et Mme Guy-Paul Chasseriau. ce dernier voulait s’installer comme mécanicien. Mr Ernest Bély était bien mécanicien à Monsireigne dans l’ancien atelier Nauleau, place du Doué Giraud mais il est parti s’installer à Chavagnes-les-Redoux.  Mr Chasseriau y a alors exercé le métier de mécanicien automobile jusqu’en 2000. 

Histoire Théâtre 4

Les acteurs de la « Malnoue » sur scène à Monsireigne.

 

.

52- La discothèque : le Palace.

La discothèque Le Palace: toute une histoire à Monsireigne !

Tout a commencé avec Jean-Marie Cousseau, originaire de la ferme de Bourdin, de Monsireigne, près du Grand Lay.
Parti à l’âge de 18 ans en Haute-Vienne, pour y travailler, il est revenu à ses sources avec l’envie de créer une discothèque. En 1985, il se lance en créant : Le Palace, après maintes péripéties (le mot discothèque ne faisait pas bonne figure à l’époque, dans notre monde rural en particulier !).

Finalement, c’est à Monsireigne qu’on l’autorise à s’installer sous un tivoli qu’il devait déplacer régulièrement (Il n’avait pas de permis de construire) sur le site de La Plaine, près du village du Coudrais.

Une autre condition émise par la préfecture et le maire, le conseil municipal de l’époque. Les associations de la commune tenaient le bar le samedi soir, chacune leur tour, une fois par mois et la recette de la soirée était partagée avec l’association.
Jean-Marie a accepté ce compromis.

En 1990, la discothèque est agrandie avec avec un restaurant et puis une véranda. Jean-Marie souligne : « Il fallait toujours innover pour pouvoir rester sur les premières marches ».

New palace - 30 ans

Killy et Bruno Giraud, les gérants en 2015 et Jean-Marie Cousseau, le créateur de la discothèque en 1985.

C’est l’époque phare avec des invités de marque: une élection de miss Vendée, Graines de Stars avec Laurent Boyer; Jean-Michel Larqué et Thierry Roland au niveau du football pour n’en citer que quelques-uns. En 1995, les aménagements extérieurs ont été réalisés avec une piscine, terrasse. Une salle appelée multimédia a aussi vu le jour.New palace - 30 ans 2

En 2003, Jean-Marie Cousseau a cédé son affaire qui s’essoufflait. Elle a été reprise par le propriétaire de la discothèque Le Cristal. En 2009, ce sont des Auvergnats qui ont pris place dans les lieux et qui ont réhabilité le nom d’origine de la discothèque.
Mais l’affaire a été revendue l’année suivante à Bruno et Killy. Le Palace devient le New Palace.
Depuis septembre 2010, ils oeuvrent à recréer le Palace d’autrefois. Cette année, ils ont rouvert le restaurant sous le nom « Le studio » avec en animation Chris Anderson.
Des travaux sont engagés jusqu’à la fin de l’année.

Le Palace fête ses 30 ans, tous les week-ends de juin et jusqu’à la fin de l’année. Des artistes différents sont présents. En octobre, une fête exceptionnelle a eu lieu, une vingtaine d’artistes était présente. Site : www.new-palace.fr

.

 

.

54- Soirées costumées avec Familles Rurales.

 

En mars 1987 et mars 1988, l’association Familles rurales a mis en place deux soirées costumées. Retour en images sur ces animations …

Histoire Familles rurales 10 Histoire Familles rurales 9 Histoire Familles rurales 8 Histoire Familles rurales 7 Histoire Familles rurales 6 Histoire Familles rurales 5 Histoire Familles rurales 4 Histoire Familles rurales 3 Histoire Familles rurales 2 Histoire Familles rurales 1Histoire Familles rurales

 

 

 

.

 

.

54- Baudelaire enflamme la nuit – 6 août 1988.

Baudelaire enflamme la nuit:

Un grand spectacle, une adaptation des Fleurs du Mal de Charles Baudelaire; une invitation au voyage dans l’univers de Baudelaire. Un spectacle qui ondule entre des élévations voluptueuses et un spleen implacable. Un son et lumière saisissant mis en scène par Jacques Couturier et bâti autour du feu et de l’eau sur des poèmes de Charles Baudelaire. Une seule et unique représentation pour cette manifestation dont le budget prévisionnel avoisine les trois millions de francs ( 458 000 euros environ).

Les Sirénémontains de cette année 1988 se souviennent…Histoire Baudelaire 1

Jacques COUTURIER: un instituteur d’une classe unique à la Limouzinière, près de la Roche-sur-Yon jusqu’en 1986. Un personnage, un meneur d’hommes, un organisateur.

A titre d’exemple, la kermesse de son école rassemblant quelque 50 000 personnes l’espace d’une journée.

« Ô ténèbres, sachez ceci : la nuit n’est pas ».Histoire Baudelaire 3

Pour que se réalise ce vers de Baudelaire dans « Les Fleurs du mal », un rêve insensé !

Ce rêve a mobilisé 600 personnes pendant une année, a convaincu des entreprises aux intérêts complètement divergents, réuni des comédiens, des musiciens, des danseurs, des pyrotechniciens et les habitants des 5 communes riveraines du lac de Rochereau: Bazoges-en-Pareds, Chavagnes-les-Redoux, Sigournais, Le Tallud-Sainte-Gemme et Monsireigne.

Une association « Le Pays de Rochereau » regroupant les 5 communes a été créée.

Histoire Baudelaire 4

Le samedi 8 août 1988, plus de quarante mille spectateurs ont assisté au rêve… sur les bords du lac de Rochereau, du côté de Guinefolle.

Trois ans de gestation, un an et demi de préparation, deux mois d’installation et de répétitions, 400 bénévoles et une heure quarante de rêve !

Au programme: des artifices jamais vus créant le jour, des musiques qui se mêlent aux canons de lumière, des vers des « Fleurs du mal » qui amènent à la féérie et même un ballet de pelleteuses.

Histoire Baudelaire 2

Un seul bémol: une première, un manque d’expérience, un budget mal maîtrisé et un déficit record !

De l’ordre de 1, 10 million de francs (environ 167 940 €) ! Un déficit couvert par divers cautionnements (Banques, Conseil Général) et les cinq communes.

Et après un tel déficit, l’aventure pourtant prévue pour continuer, s’est arrêtée … Dommage ! Peut-être ? ? ?

 

 

La Nature est un temple où de vivants piliersHistoire Baudelaire 5
Laissent parfois sortir de confuses paroles.
L’Homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers.
 
Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité.
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Charles Baudelaire (1821-1867)

 

 

 

 

55- Le Conseil Municipal élu le 12 mars 1989.

Au premier rang : Histoire conseil 1989
• Maurice Bluteau – Chantefoin – Mariannic Légé – rue de Rochereau – Georges Grit – Sécrétaire de mairie St-Prouant – Catherine Roulleau – rue de Bellevue – Henri Robichon – Chantefoin – Annie Chasserieau – rue du logis – André Rouet – Les Vallées –
Au deuxième rang :
Michel Bocquier – rue de Rochereau – Francis Nogier – rue du Pré Caillaud – Joël Chateigner – La Louraie – André Gaborit – Pierre Folle – Pierre Sachot – Le Petit Bois-Tiffrais – Gabriel Gerbaud – rue du Puit Bernier – Gabriel Roulleau – La Maison Neuve – Jean-Pierre Jagueneau – rue de Rochereau – Didier Pineau – rue de la Croix Verte –

   

56- Comme un son de cloche !

Histoire Cloche« Je m’appelle Marie-Victoire. Mon Parrain a été Monsieur Louis Zenobe Frotier, Conte de Bagneux. Ma marraine Madame Marie Virginie Baude de la Vieuville, Contesse de de Bagneux. Bénie par Monsieur Amédée Marie Perrin, curé de Monsireigne en l’an 1850 ». Elle a tant sonné le « la » pour les événements heureux et malheureux depuis 1850. Prêtres, sacristains, enfants de chœur ont tiré sur la corde avec énergie, avant l’électrification en 1976. Une fissure, dans son moulage de cuivre et d’étain, s’est formée sous les coups du battant. Pour lui redonner vie, l’ancienne municipalité, sous l’égide de Gabriel Gaborieau, avait décidé de la refondre et avait confié l’affaire à une équipe de spécialistes. Lors d’une cérémonie concélébrée par l’abbé Marcel Neau et l’abbé Armand Piveteau, le 4 juin 1989, elle a été bénie avant de reprendre place au sommet du clocher. Depuis ce jour, en chantant le « la » , elle répond ainsi au « sol » de sa voisine.

Sur la photo de droite: 1989 :cloche_2[1]

Gabriel Gaboriau, maire; Henri Robichon, 2ème adjoint; André Rouet, 1er adjoint et Georges Grit, secrétaire de mairie.

 

 

 
 
 

     

57- Médaille et liberté.

Le 6 mai 1989
Pour marquer leur reconnaissance à Gabriel Gaboriau, les conseillers municipaux qui avaient travaillé avec lui ainsi que les employés administratifs et communaux avaient organisé une petite cérémonie.
En effet, M. Gaboriau n’avait pas souhaité briguer un nouveau mandat, son âge, soixante-dix-huit ans, lui conseillait de passer le relais. Comme le souligna son successeur, Henri Robichon : « Nous avons voulu le remercier pour ce qu’il a fait durant ces douze années au service de tous, au-delà des clivage traditionnels ».

Le 11 novembre 1989
La liberté s’enracine. L’Arbre de la liberté n’ayant pu, à cause de travaux en cours, être planté au printemps, l’occasion était superbe en l’honneur de la commémoration de l’armistice. Quand, qui plus est, cet arbre va pousser sur la place du 11 novembre, tout est pour le mieux. Histoire Médaille et Liberté Arbre LibertéLe maire, M. Robichon, entouré de deux couples de citoyens en herbe en habits révolutionnaires, a recouvert de terre les racines de ce tilleul pour qu’en se développant, elles contribuent à l’esprit de liberté qui devait être universellement respecté.Histoire Médaille et Liberté Arbre Liberté 2

 

 

 

 

 

 

.   

 

58- Départ et arrivée au secrétariat de la mairie.

Le 1 mars 1990, départ de M. Grit, secrétaire de mairie
Pour certain, il restera l’instituteur, le maître d’école ; pour d’autres, le secrétaire de mairie ; mais pour tous, l’image d’un homme qui a rendu service tout au long de sa vie active et qui se retrouve enrichi moralement de tout ce qu’il a donné aux autres.
M. Georges Grit, plus communément appelé « M.Grit », est né le 11 février 1930 à Saint-André-d’Ornay. En célibataire, il arrive en 1952 à l’école privée des garçons où il est nommé directeur. En 1953, il épouse Raymonde Teillet, du Bourg-sous-la-Roche.
En 1958, M. Auguste Caignon, alors secrétaire de mairie, connaît des problèmes de santé. Mme de Chanterac, alors maire, demande à M. Grit de combler les absences du secrétaire pendant ses heures de temps libre. En décembre 1961, il y est nommé officiellement. Concilier direction d’école et secrétariat devient une tâche de plus en plus prenante; il ne reste plus guère de temps libre. Aussi, en 1975, il quitte l’enseignement pour se consacrer totalement à la mairie. C’est Michel Bocquier qui le remplace à la direction de l’école. Depuis le 28 février 1990, il peut jouir d’une retraite paisible en compagnie de son épouse, à Saint-Prouant.
M. Henri Robichon, le maire, dans son allocution de remerciement, a tenu à souligner que, pendant ces trente et une années au service de la commune,  » avec son sens du bon accueil, M. Grit a eu le souci permanent d’apporter une aide à chacune et chacun des administrés ». Aide publique mais aussi aide privée. Combien de fois le secrétaire apporte-t-il son concours pour établir un dossier, un formulaire administratif pas toujours très simple pour le commun des habitants de la commune. M. Robichon a aussi souhaité la bienvenue à la remplaçante : Melle Colette Hayraud, de Bazoges-en-Pareds devenue depuis Mme Colette Grélard.
M. Gaboriau, en tant qu’ancien maire, a tenu à souligner  » la constante qualité de collaboration lors de ses douze années passées en tant que maire » Il faut signaler que lorsque M. Gaboriau est devenu premier magistrat de la commune, il n’avait aucune connaissance de la fonction, tant et si bien qu’il a remercié M. Grit pour ses connaissances administratives et professionnelles qui lui ont été d’un réel secours. Élus locaux et fonctionnaires communaux doivent vivre dans la plus parfaite cordialité pour rendre service à la communauté. M. Gaboriau a insisté sur la bonne volonté de tous qui ne fait jamais défaut. « Maire et secrétaire sont sur le même tandem et doivent pédaler à la même cadence ». Compétence mais aussi discrétion : un domaine où notre secrétaire a toujours su rester infaillible.
M. Grit, en réponse à tous ces éloges qui, selon lui, ne sont pas méritées, pense qu’on a plutôt voulu rendre hommage à la profession. « Dans ce métier, il y a une partie administrative parfois compliquée, mais aussi une partie service ». Quelquefois, on lui a reproché « l’aspect service« , mais, dit-il, j’estimais que c’était mon devoir.
M. Grit a connu trois maires. Mme de Chanterac, de 1958 à 1977 ; M. Gaboriau, de 1977 à 1989 et enfin M. Robichon, depuis 1989.Histoire Départ et arrivées Georges Grit A
Afin qu’il goûte au repos bien mérité d’une longue et paisible retraite, grâce à une collecte et une participation de la commune, une balancelle lui a été offerte. De plus, le conseil municipal, les anciens maires et adjoints, les employés communaux qui ont travaillé avec lui, pour qu’il garde la santé, lui ont remis une bicyclette.
Ce dimanche-là, la foule des Sirénémontains s’étaient déplacée afin de lui rendre hommage pour les services rendus.
Le 2 Avril 1990, arrivée de Colette Grelard, adjoint administratif à la mairie.
A la fin février 1990, le poste tenu par M. Georges Gris était vacant. Trois secrétaires remplaçant se sont succédées.Histoire Départ et arrivées Colette Grélard A
Au 2 avril 1991, Mme Grelard, mariée, 30 ans, originaire de Bazoges-en-Pareds, occupe le poste à temps complet. Actuellement au grade d’adjoint administratif, elle fait fonction de secrétaire de mairie d’une commune de moins de deux mille habitants. Auparavant, elle occupait un poste à mi-temps à Saint-Sulpice et un quart temps à Bazoges-en-Pareds.
Mme Grelard résidant à Monsireigne se considère dès à présent  » à la disposition du public et à l’écoute de toutes et tous », en attendant de faire plus ample connaissance avec chaque famille.

 

.  

59- Inauguration de la Salle de Sports

 

Sur la photo, de gauche à droite :Histoire Salle de sport inauguration A Cécilia Rouet, basketteuse; André Rouet, 1er adjoint; Henri Robichon, le maire; , Philippe de Villiers, président du conseil général; Monfort de Tinguy, conseiller général; Ludivine Gaborit, basketteuse.

 

Histoire salle de sport avant construction

Le terrain de basket avant la construction de la salle.

Histoire Salle de sport construction

La salle en construction.

C’était le 24 février 1990, la foule des grands jours était présente sur le parking du foyer rural. Elle était en service depuis le 10 décembre 1989.
Philippe de Villiers, président du conseil général, coupe le ruban tricolore symbolique. Puis, sous la conduite du maire, Henri Robichon, les personnalités présentes et la foule des Sirénémontains entraient dans la salle. Tout le monde se rendit ensuite dans la salle du Foyer rural.
M. Robichon rappela les réalisations des dernières municipalités et cette salle qui est au service des différents sports : basket et tennis principalement.
D’une surface de 720 m², la charpente est faite de sept portiques métalliques. La hauteur minimum est de 7 m. La couverture est en panneaux isolants et traités anti-condensation. Le bardage est anti-résonnance. L’éclairage naturel est produit grâce à trois bandes de plaques translucides. Le sol est bitumé et peint.
M. Robichon souligna : « Ce complexe; terrain de football, salle de sport et foyer rural, fait partie d’un ensemble au service d’une vie associative déjà très riche et qui trouve en ces lieux les moyens de s’exprimer. Si Monsireigne, lors des années euphoriques, est passé à côté de la vague d’industrialisation, il sait se maintenir dynamique, en créant un cadre vivant pour ses habitants ».
M. de Tinguy constata, à son tour : « Cette volonté de bâtir du bocain, l’habitant du canton de Pouzauges. C’est un canton qui bouge : centre de ionisation, industries agro-alimentaires, formation d’après bac, déviation nord-sud pour ne citer que quelques exemples. Des transformations qui ne pourront avoir, à plus ou moins long terme, que des conséquences positives sur la vie, l’emploi des petites communes du canton ».
Enfin, M. de Villiers, tout en remarquant qu’une inauguration permet de faire le point, dit sa foi entre les liens étroits qui unissent réussite économique et réussite sportive. Le sport, école de compétition, d’émulation, d’entraide, forme aux dures réalités de la vie économique.
Pour terminer, M. de Villiers, reprenant une idée de M. Robichon, évoqua l’inter-communalité. « Réunir ses forces, ses énergies, ses talents, pour les mettre au service de tous, travailler au niveau du canton pour des zones industrielles par exemple, tel doit être notre objectif pour demain. On voit bien qu’au niveau économique, nos communes rurales, trop faibles, ne peuvent s’imposer ».
A la surprise de tous, M. de Villiers, en tant que président du conseil général, remit la médaille du département à M. Robichon : le secret en avait été bien gardé !

 

.

  60- Henriette, une figure locale

Interview réalisée en août 2013, auprès de sa fille Jeanne qui y a travaillé.Histoire Henriette SARRAZIN 1

Henriette Sarrazin (née Guignard) a vu le jour aux Salinières, le 25 mai 1909. Elle a vécu ensuite au village de la Savarière (un village qui n’existe plus, situé le long du chemin qui est à droite, en arrivant aux Salinières). Elle s’est mariée en ami 1935. Son mari Albert est décédé accidentellement en mai 1974. Sa famille quitte cette maison en 1949. En 1945, Henriette s’installe à Monsireigne, 17-19 rue du Grand Lay. Henriette allait alors dans les fermes, en journée, pour y faire la cuisine, la lessive ou la couture. Auguste Caigon, qui tenait un bar juste à côté (au 15 rue du Grand Lay), de santé précaire, lui propose alors son café. « Comme cela, je pourrai voir mes anciens clients venir chez vous ! » lui a-t-il confié. Vers 1959, René Tournade, chauffeur aux Carrières de la Meilleraie-Tillay, tombe en panne sur la place de l’Eglise. Il vient demander un sandwich à Henriette. celle-ci refuse mais lui propose de manger avec elle ! Il faut croire que cela lui a plu puisqu’il a continué à venir déjeuner au café. La nouvelle s’est répandue, tant qu’elle a atteint le niveau départemental. « Dans les années 1980, les ouvriers d’EDF, du téléphone ou d’entreprises de travaux publics se déviaient de leurs routes professionnelles pour venir manger chez Henriette ! » confie Jeanne. Henriette a tenu son restaurant de 1975 à 1991 (Elle avait alors 82 ans) jusqu’à son décès le 16 novembre de la même année.

Chez Henriette: Un nom, une renommée !Histoire Henriette SARRAZIN 3

On a compté jusqu’à 110 couverts le midi. On y trouvait un menu simple, ouvrier. Jeanne qui y travaillait, se souvient encore des plats proposés. Par exemple, lundi: moules, boeuf carottes; mardi: carottes râpées, côtes de porc; jeudi: sardines, jambon mojettes. Les menus étaient souvent faits en fonction de l’artisan qui passait (boucher-charcutier, primeur…) et Thérèse Hopko, l’épicière, était là pour nourrir les clients supplémentaires.

Chez Henriette, le restaurant: une histoire de famille

au grand complet !

Quelques anecdotes: Histoire Henriette SARRAZIN 2

Les jeunes étaient très bien reçus chez Henriette. Combien de fois a-t-elle été la confidente, même pour des histoires d’amourettes ! Ne la surnommait-on pas « La mère Henriette » !

Et puis, le dimanche soir, ils y mangeaient l’omelette au jambon et si on n’aimait pas, « Va dans le placard et prends un bocal de pâté » ajoutait-elle ! Elle cuisinait devant le client, sa cuisine étant accessible à tous !

Chacun pouvait se servir et il ne venait pas à l’idée de « tricher » au moment de l’addition !

Dans les années 1970, elle hébergeait les ouvriers de Bourdain-Chaussée, une entreprise du côté de Niort.

Ils couchaient aussi bien dans les chambres de l’étage que dans la salle à manger ou chez les voisins.Histoire Henriette SARRAZIN 4

Un jour, trois cadres des PTT, costumés- cravatés s’adressent à Henriette pour déjeuner. « Il n’y a plus de place » leur répond-elle. Une demi-heure plus tard, trois ouvriers des PTT également, réservent par téléphone… et il y a de la place. Ces derniers, en arrivant sur le parking, sont abordés par les cadres PTT. Après un bref échange, les cadres apprennent qu’il n’y a pas de place pour eux mais seulement pour les ouvriers ! Et nos costumés-cravates purent alors déjeuner !

Henriette a été sacristain de 1960 à 1991.

Elle a alors été remplacée par Denise Giraud jusqu’en 2011.

Mimie Moreau, sa fille, a pris la suite de novembre 1991 jusqu’en 1992.

 

.

 

.

 

61 – Fermeture de l’école publique.

Article à venir.

 

 

.   

.

62-Ecole primaire Ab. Auguste Billaud: cinquantenaire: 1942-1992.

 

Histoire Ecole 50 ans T

Journée 50ème anniversaire: à droite Maurice Billaud, neveu de l’abbé Billaud.

Histoire Ecole 50 ans S

Journée 50ème anniversaire: Deux des directeurs de l’école: Georges Grit ( 1952-1975) et Michel Bocquier (1975-2015)

.

.

.

.

.

.

.

.

 

Histoire Ecole 50 ans d

1947

Histoire Ecole 50 ans g

Ecole des Garçons: 1954-1955. de chaque côté: Mr et Mme Georges et Raymonde Grit.

.

Histoire Ecole 50 ans O

La tribune officielle lors de la cérémonie du cinquantenaire.

Histoire Ecole 50 ans P

Journée 50ème anniversaire: de gauche à droite: l’abbé Morisset, directeur diocésain; Monfort de Tinguy, conseil général; Henri Robichon, maire; André Rouet, 1er adjoint; Gérard Briffaud, président de l’APEL; Michel Vincendeau, président de l’OGEC et Michel Bocquier, le directeur.

Histoire Ecole 50 ans N

L’abbé Morisset dévoilant la plaque anniversaire en compagnie de Christine Billaud et son fils Vianney Nghiap, arrière-petit-neveu de l’abbé Billaud.

Histoire Ecole 50 ans Q

Journée 50ème anniversaire: Maurice Billaud, frère de l’abbé Billaud; Alexandre Picard; Marcel Gaboriau et Mr … Poisblaud.

Histoire Ecole 50 ans R

Journée 50ème anniversaire: à gauche, Jean-Michel Mouchard, neveu de l’abbé Billaud.

Histoire Ecole 50 ans M

La fresque installée le 16 mai 1989, a orné la façade de l’école des garçons pendant quelques années, fresque peinte par Catherine Roulleau, parente d’élève.

Histoire Ecole 50 ans h

L’école des garçons en 1961-1962.

Histoire Ecole 50 ans i

L’école des garçons : 1962-1963 avec Mr Georges GRIT.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

En 1942, il y avait deux écoles publiques. Ce dernier contacte les deux dames Gaboriau qui se montrent « très accomodantes ». Mr Michaud, notaire au Boupère, est chargé de rédiger les actes et le 1er décembre 1942 pour les garçons et une pour les filles.

Les familles catholiques qui désiraient envoyer leurs enfants à l’école privée, les scolarisaient dans les communes voisines. Les enfants de cette époque, devenus adultes, se souviennent encore des trajets épiques vers l’école. Ceux qui devaient traverser le gué de la Morvien, ont en mémoire le Père Auneau, meunier, qui, tel saint-Christophe, les prenaient sur ses épaules. Que les trajets en car sont tristes par rapport à cette époque !

Histoire Ecole 50 ans b

L’abbé Auguste Billaud et l’abbé Henri Baradivin, devant l’école en 1944.

Pouquoi n’y avait-il pas d’école privée à Monsireigne ?

Histoire Ecole 50 ans a

Début année 1942: les maçons à pied d’oeuvre : Auguste et Omer Pasquereau; Clément Poisblaud; Mr Lusson et deux réfugiés des Fandres.

Histoire Ecole 50 ans L

L’école des garçons en 1992.

Les raisons sont multiples. La construction demandait un investissement financier important. Les notables du pays (le Bois-Tiffrais et la Chauvinière) étaient protestants. La famille de Brémond d’Ars, catholique, ne s’est installée à la Chauvinière qu’en 1935. Le curé de la paroisse Baradivin était d’une santé précaire. Jusqu’en 1935, le maire Jean Babut était protestant. La paroisse était surnommé par l’évêque « Coucou » suite au fait qu’elle fréquentait les écoles des autres paroisses. Sous l’impulsion de l’abbé Billaud, la construction est envisagée.

Le lieu: En 1935, une famille Gaboriau (la mère Marie et sa fille du même prénom), originaire du Coudrais, comptait vendre pour un prix modique leur propriété route de Saint-Prouant avant d’entrer au couvent. Mais c’était sans compter sur la mère supérieure qui s’y opposa ! En 1941, le curé Baradivin alerte l’abbé Billaud qui contacte le directeur de l’enseignement libre de Vendée. Le curé annonce la construction.

Les travaux: Une souscription auprès des paroissiens est lancée. La première pierre est posée le 1er dimanche de mai 1942. La pierre vient de la carrière de la Gare, les cultivateurs transportent les matériaux, les arbres viennent de la Chauvinière et sont sciés par l’entreprise Poisblaud de Monsireigne, la maçonnerie est faire par l’entreprise locale Pacreau, Léon Enfrein, charpentier, étant malade, c’est Mrs Bonnin et Liaigre de Rochetrejoux que revient la menuiserie-charpente. Le 5 décembre 1942, en présence de Monseigneur Cazeaux, l’école est bénie et elle peut accueillir les filles dans ses deux classes (celles en entrant aujourd’hui). La cour servait entre autres de lieu de jeu le dimanche entre la messe et les vêpres.

 

Histoire Ecole 50 ans e

1946: Maîtresses et élèves réunis pour la photo.

Histoire Ecole 50 ans f

22 avril 1953 : mariage de Marie-Camille Poisblaud, institutrice.

 

 

Les garçons, quant à eux, continueront jusqu’en 1952, date de l’ouverture de l’école des garçons (les 3 classes des plus jeunes aujourd’hui en 2013). Georges Grit en est le 1er directeur jusqu’en 1975 (23 ans). Michel Bocquier le remplace en septembre 1975 jusqu’en 2005 (30 ans) puis Xavier Bouffandeau (2005-2009: 4 ans) et Cédric du Bot (2009) jusqu’à ce jour : rentrée 2013). En 1981, suite au départ de la congrégation religieuse, les 2 écoles fusionnent pour devenir  » Ecole mixte ».

En 1992, le 6 septembre, lors d’une manifestation, l’école marque son 50ème anniversaire et devient: Ecole ab. Billaud.

Historique résumé par Michel Bocquier, avec la précieuse collaboration de personnes témoins de cette époque et des archives paroissiales tenues par l’abbé Baradivin ( arrivé à Monsireigne le 10 février 1914 jusqu’en sept. 1944).

 

.

 

.

 

.

 

63- Le Foyer des Jeunes: 1992.

Le 1er janvier 1992

L’Association « Familles Rurales » avait pris en main depuis quelques années le groupe disco « Rock Star » conduit par Pascal Guignard et Patrick Giraud. L’origine de ce groupe remonte à l’ancien foyer des jeunes installé au lieu dit « La Gare » sans structure officielle. Suite à la dissolution de ce groupe, l’association en collaboration avec la commune, s’est engagée à remettre sur pied un foyer de jeunes qui n’existait plus. Les responsables avec les jeunes intéressés ont élaboré un mode de fonctionnement et un règlement interne d’utilisation. La commune a mis à disposition une salle du sous-sol (appelée salle 3 aujourd’hui).

La première assemblée, en décembre 1991, a permis d’élire un groupe de six jeunes qui, avec le concours de quelques adultes, seront responsables de la bonne marche du Foyer. Jérôme Moreau est le premier président, Delphine Moreau, vice-présidente; Olivier Payen et Nathalie Poupar trésoriers; Sonia Moreau et Xavier Gaborit secrétaires.

Pendant les vacances de Noël 1991, la dernière phase de préparation s’est terminée. Des cartes d’adhérents au prix symbolique de 20 Francs (3 € environ) ont été proposées aux jeunes à partir de 13 ans. Du matériel sono a été acheté afin de permettre d’animer ce lieu de rendez-vous de la jeunesse sirénémontaine dès le 14 janvier 1992.

Histoire Foyer des Jeunes 1er CA

Le premier conseil d’administration:
au 1er rang: Nathalie Poupar, Sonia Moreau, Delphine Guesdon
au 2ème rang: Olivier Payen, Jérôme Moreau, Xavier Gaborit.

 

 

 

 

 

. .

64- Comment vivre sa passion … 1993

 

René Maudet (1932-2008) retraité et passionné…Histoire René Maudet
A Monsireigne, René Maudet, à 61 ans, s’enferme parfois de longues heures durant. Entouré de pinceaux, pots de peinture, palettes, sous la lumière d’un projecteur, il s’exprime par la peinture, don que lui a donné la nature, mais qu’il n’a pas toujours pu exploiter au maximum durant sa vie professionnelle.

Le passant qui flâne devant l’église à la surprise de voir les portes toujours grandes ouvertes. S’il est un peu curieux, il discernera, à la lueur d’un projecteur, un pinceau manié de façon experte, traçant l’oeil d’une statue, ou un serpent écrasé sous le pied d’une vierge. René Maudet, loin de tous les tracas de la vie quotidienne, laisse s’exprimer son imagination afin de redonner vie et couleur aux statues de l’église. A l’image du Sacré-Coeur ou de la Vierge Marie qui renaissent sous ses doigts, René Maudet fait vivre une passion qu’il n’a pas toujours eu le temps de faire valoir.

Une maladie heureuse….
Né aux Touches de Chavagnes en 1932, René et sa famille arrivent en 1938 à Monsireigne. Ses parents y implantent un magasin : « Union Vendéenne ». Comme tous ses copains à l’époque, dès 14 ans, René va au travail ; les Carrières de Monsireigne. A l’âge de 16 ans, la convalescence d’une forte grippe crée l’ennui chez cet adolescent qui ne demande qu’à agir. Pourquoi ne pas goûter à la peinture ? C’est ainsi que d’une vulgaire grippe va naître une passion sur des couvercles de boîtes à chaussures, passion qui le mènera aussi bien à des portraits qu’à des paysages ou des cartes illustrées de Chavagnes et Monsireigne.

.

Histoire René Maudet 2

Le jeune René Maudet nous montre une de ses œuvres.

Article Ouest-France paru le 14 novembre 1952

René Maudet, 20 ans, ouvrier dans la chaussure aux herbiers et dont les parents tiennent un magasin d’alimentation à Monsireigne, est allé en classe jusqu’à 14 ans. Il n’a jamais appris ni le dessin ni la peinture néanmoins il a fait des ces arts d’agrément son violon. Tous ses loisirs sont consacrés à l’art pictural. Il s’adonne aussi bien à l’aquarelle qu’à la peinture à l’huile. 

Il puise son inspiration dans les paysages qui l’entourent. Il est aussi tenté par le portrait. Il en a réalisé un certain nombre dont celui de Clemenceau et du maréchal de Lattre de Tassigny.

Pour l’anniversaire de mariage de son grand-père, René Maudet lui a offert un tableau représentant la maison où il est né. Le vieillard en a été très heureux. 

Espérons qu’un jour René Maudet pourra faire une exposition.

.

.

Les différentes professions exercées par la suite (cordonnier, réparateur de machines agricoles, puis entretien chez Fleury-Michon), ne lui laissèrent que peu de temps pour sa passion. Seul le service militaire, où il était « peintre-décorareur, fut « l’exception qui confirma la règle ».
Au service de la communauté…
S’il fréquente assidûment les réunions du club des Aînés, il aime aussi s’adonner à la peinture, que ce soit les statues de l’église, l’autel, les santons de la crèche, mais aussi les calvaires et l’école. Les paroissiens vont retrouver le dimanche des couleurs chatoyantes sur des personnages plus vrais que nature. La qualité des tons, les formes si bien rendues, les regards envoûtants, fascinent l’amateur. Comme l’explique René :  » Quand on a 61 ans, la santé, le temps, il serait dommage de ne rien faire, tant au service de la communauté paroissiale que communale ». Et si plus est, il a le don, pourquoi ne pas l’exploiter dans nos sociétés qui souffrent trop souvent du manque d’engagement et du manque de responsabilités ?
Si la peinture occupe ses loisirs, un sixième sens lui permet, à l’aide de son pendule, de trouver les sources, les courants d’eau, sur le terrain. De plus le travail du fer forgé n’a aucun secret pour lui, sont nés de ses mains : barrières, lampes décoratives, lustres, portes-clés, tables basses… « Quand les mains racontent, écoutez-les, elles ont tant de choses à nous dire ».

 

 

 

.     

65- L’ancien abattoir et la boucherie.

Robert Bizet, fils d’Adrien, retrouve avec nostalgie l’abattoir où il a travaillé avec son père jusqu’en 1974.Histoire Abattoir 1Histoire Abattoir 5
A l’entrée du bourg, route de Saint-Prouant, cet abattoir a été construit en 1935, par Paul Coutant, boucher à Monsireigne. Son enseigne était près de l’église, (maison Roger Moreau). L’ activité a cessé pendant quelques années, suite à des difficultés. En 1946, Adrien Bizet prend la succession à la Saint Georges 1946 et installe son magasin place de l’église, (voir ci-dessous l’ancienne boucherie) dans l’atelier d’un tailleur, Mr Blanchard, parti s’installer à Chantonnay. Ce bâtiment appartenait à Gustave Chateigner. Il a été démoli et y a été construit un atelier relais où se trouve actuellement le salon de coiffure.Histoire Abattoir 3 T
La boucherie Bizet tuait jusqu’a 6 bêtes par semaine, cette viande était consommée à Monsireigne mais aussi vendue à Nantes ou sur Paris. Robert, le fils d’André Bizet, y a travaillé jusqu’en 1974 avant de Partir chez Fleury-Michon (à la fermeture de l’abattoir suite à une nouvelle législation).
Dans les année 80, l’abattoir a été vendu à la famille Rigaudeau de Saint-Prouant afin d’y faire un dépôt de pneus. La commune l’a acheté en décembre 1998. Depuis, une réflexion est engagée suite à son avenir ! Il a été détruit en 2010.

La boucherie

La boucherie d’Adrien Bizet a fermé en 1974. Cette vitrine est rachetée par la commune en 1993. Afin de préserver une activité de commerce, le bâtiment dans un état de vétusté avancée, a été démoli; un salon de coiffure et un locatif y ont été construits.

Histoire Abattoir Boucherie 6A

Voici le bâtiment avant démolition.

 

 

 

L’atelier, au rez-de-chaussée, est occupée par Style coiffure depuis 1993.

 

.

66- La bibliothèque du Père Noël: 1993.

Un premier stock de 600 volumes a été répertorié à l’ouverture de la bibliothèque en décembre 1993

La commune, avec l’aide du conseil général, a mis en place une bibliothèque dans les deux classes désaffectées de l’école publique qui a fermé en 1991. Grâce à la participation de nombreux bénévoles, l’ouverture s’est déroulée pendant les vacances de Noël.Histoire Bibliothèque 1Histoire Bibliothèque Thérèse A

Dans le cadre de l’opération « Vendée réussite scolaire » mise en place par le conseil général, la commune a pu bénéficier de l’aide du département pour l’acquisition de livres permettant la construction d’un fond de bibliothèque. Une subvention de 65% a été attribuée sur un plafond de 10 000 F de dépense subventionnable.
Par le passé, en étroite collaboration avec la bibliothèque centrale de prêt (bibliobus), une animation avait lieu dans la salle de la mairie. Est-ce dû au manque de lecteurs ou de bénévoles, toujours est-il que la lecture n’était plus la chose publique.Histoire Bibliothèque 3 A
Sous l’impulsion du conseil municipal aidé des enseignants et plusieurs bénévoles mordus de lecture, les deux classes ont été aménagées. En s’inspirant de la bibliothèque de la Meilleraie-Tillay, un modèle du genre, les bénévoles ont classé, répertorié et couvert les livres qui ont été mis à la disposition du public. Un premier stock de près de 600 volumes a ainsi été mis en place.
Pour rendre attractif cet espace, des soirées formation ont été proposées par le District du Pays de Pouzauges. Six personnes de Monsireigne ont suivi ces animations pendant un hiver.
Pendant les vacances de Noël, une animation sur un conte a été donnée aux enfants, puis a suivi, en fin de journée, une porte ouverte au public. Rappelons enfin que le conseil municipal a décidé, lors de sa dernière réunion, de remettre aux lecteurs une carte d’adhérent gratuite.Histoire Bibliothèque 9 bis

Depuis 2010, les fonds de livres des bibliothèques de ma Communauté de Communes sont mutualisés. Par la même occasion, le prêt des livres est informatisé. Une carte d’adhérent gratuite est donnée à chaque lecteur.

 

 

 

 

.                       

67- Le conseil municipal élu en juin 1995

Histoire Conseil municipal élu en juin 1995

Au premier rang :
• Thérèse Hopko, Michel Bocquier, Henri Robichon, André Gaborit, Joël Chateigner, Isabelle Mérit
Au deuxième rang :
• Vincent Roulleau, Michel Vincendeau, Jean-Pierre Jagueneau, Mariannic Légé, Marinette Mary, Jean-Luc Vergnaud, Christian Bertheau, Didier Pineau. Manque sur la photo Francis Nogier.

.

68- Inauguration de la nouvelle mairie: 1996

le 1er JUIN 1996

Discours inaugural de la Mairie – Henri Robichon maire –
M. Le Sous-Préfet, M. Le Président du Conseil Général, Mr Le Député, M. Le Président du District, Chers collègues Maires du canton et des communes environnantes, M. l’Abbé Piveteau, Messieurs les Prêtres du Secteur,

Mesdames et Messieurs,
C’est un honneur municipal et de l’ensemble de la population dont je me fais le porte-parole, soyez les bienvenus chez nous. Je vous remercie tous de votre présence, elle me réconforte et témoigne des liens qui existent entre nous.
Je m’adresserai d’abord à vous, Mr Le Sous-Préfet qui découvrez pour la première fois notre commune.Histoire Inauguration mairie 3
Histoire Inauguration mairie 4

 

Histoire mairie nouvelle en juin 1995

Le presbytère avant les travaux.

Histoire mairie nouvelle en décembre 1995

Pendant les travaux.

 

 

 

 

 

 

 

Philippe de Villiers et Bruno Retailleau sont un peu plus coutumiers, bien que Mr le Président, la dernière inauguration remonte à 1990, c’était le 24 février, à l’occasion de l’inauguration de la salle de sports.
Monsireigne est avant tout une commune rurale situé à mi-chemin entre Pouzauges et Chantonnay. Sa superficie est de 2 049 ha dont 36 recouverts d’eau par le lac de Rochereau.
Sa population qui était de 696 habitants au dernier recensement de 1990 poursuit sa courbe croissante pour atteindre 750. Ses habitants se nomment les « Sirénémontains ».

Un site assez connu, le château du Bois-Tiffrais abrite le musée de la France Protestante de l’Ouest.
Mis à part un dancing « Le Palace », qui progresse en adaptant ses nouvelles structures, Monsireigne n’a pas d’industrie mais possède la plupart des professions artisanales ainsi qu’un médecin et une pharmacie.Histoire Inauguration mairie 1
Afin de soutenir ce petit tissu économique, la municipalité a dû s’investir beaucoup ces dernières années en aménageant des ateliers relais, en réalisant des boxes commerciaux jusqu’à l’acquisition d’une licence pour le maintien du café-restaurant. Après avoir essayé de répondre au mieux aux besoins associatifs en faisant les investissements nécessaires à leur bon fonctionnement, après avoir répondu également aux besoins de l’habitat en rénovant diverses maisons et par la construction de logements locatifs avec le concours des Foyers Vendéens dont quatre maisons nouvelles qui sont louées à compter d’aujourd’hui, venait enfin le tour de la nouvelle mairie qui nous rassemble aujourd’hui.
Afin de ne pas augmenter la pression fiscale, voir même de la conduire à la baisse (-3% en 1994 et -3 en 1996), nous avons dû échelonner par ordre de priorité tout en faisant face aux circonstances du présent.
Notre mairie qui datait de 1922 en ses lieux, n’était plus adaptée et ne possédait aucun confort. Je remercie Mr G. Grit, ancien secrétaire de mairie et surtout Mme Grélard d’avoir accepté de travailler dans de bien modestes conditions depuis six ans en espérant d’année en année que les promesses faites lors de son embauche, finiraient par se réaliser. Merci Colette pour ta remarquable compréhension.Histoire Inauguration mairie 5
Avec le groupement des paroisses en secteur, de nombreux presbytères se trouvent vacants, bien qu’encore habité jusqu’en octobre 1995 par l’Abbé Armand Piveteau, prêtre en retraite présent parmi nous aujourd’hui, celui de Monsireigne était sur le point de le devenir.
Après négociation avec les prêtres du secteur et les services de l’évêché, le conseil municipal a décidé d’y implanter la mairie, ce qui permet de regrouper tout un ensemble communal en plein centre bourg comme vous avez pu le constater ce matin, un ensemble qui j’espère, apportera satisfaction à nos concitoyens. L’ancienne mairie, tant qu’à elle, sera aménagée de façon à répondre aux besoins de la paroisse et va donc bientôt devenir le nouveau presbytère.
Maintenant, je vais vous donner quelques chiffres concernant le coût de cette réalisation. L’ensemble des travaux, honoraires d’architecte compris, s’élève à 1027 166 F H.T auxquels il faut ajouter 21 374 F de frais de dossiers et de publications. Le financement s’effectue par 55% d’autofinancement soit la somme de 586 640 F et par 45% de subventions reparties comme suit : D.G.E mairie 30% soit 225 000 F ; DGE parking bitumé : 30% soit 19 900 F ; subventions conseil général pour l’ensemble parking et aménagement paysager : 45% soit 117 000 F. Subventions spécifiques petites communes attribuées par le ministre de l’intérieur d’un montant de 100 000 F dont je tiens à remercier Louis Moinard et Jacques Oudin qui nous ont permis de l’obtenir.
A cela, il faut ajouter en dépenses également auto-financées, l’acquisition de mobilier intérieur pour la somme de 30 00 F HT et l’équipement informatique qui revient à 49 00 F HT dont nous bénéficions également d’une subvention DGE de 30% soit 14 700 F. Et je n’oublie pas la TVA qui sera récupérable dans deux ans, financée par un prêt court terme de 200 000F.Histoire Inauguration mairie 6 A
Merci aux services d’état, Mr Le Préfet pour la DGE, merci au Conseil Général en particulier pour les 15% supplémentaires dont le but, Mr Le Président, n’est-il pas d’aider les petites communes à se maintenir ? et si en plus, cela les aide à grandir, alors je crois que l’objectif se trouve comblé !
Merci à mes conseillers et conseillères du précédent mandat avec lesquels le choix du lieu et de la conception du projet ont été faits. Merci à l’équipe actuelle et surtout à la commission bâtiments qui a conduit avec moi cette réalisation. Comme vous avez pu le constater, les dames ont eu bon goût !
Merci à Daniel Loiseau, le maître d’œuvre ainsi qu’aux services qui ont apporté leurs contributions. Merci au CAUE (Cabinet d’Architecture du Département) pour ses bons conseils et merci à tous les entreprises ainsi qu’à leurs employés qui ont œuvré de leur mieux en parfaite harmonie depuis six mois pour conduire à leurs termes ces travaux.
Depuis quelques jours, beaucoup me disent : « Tu vas avoir une belle mairie, Mr le Maire » Je leur réponds : « Oui, bien sûr, mais elle servira davantage à mes successeurs qu’à moi-même, tout du moins je l’espère ! Si j’adhère pleinement à l’intercommunalité au sein du District du Pays de Pouzauges, je veux aussi que nos communes gardent leur identité et qu’on leur préserve les moyens de vivre.
Je voudrais aussi profiter de ce rassemblement pour m’excuser auprès des personnes ou des responsables d’associations auxquelles j’ai été obligé, de part ma fonction de maire, d’apporter des réponses négatives à certaines demandes. Parfois, un « non » avec explications a plus de valeur qu’une promesse non tenue.
Et pour conclure, je vais vous citer une réflexion que j’ai moi-même inscrite dans le Livre d’Or de la Mairie.
« La commune est une grande famille, avec ses richesses, ses divergences, sa façon de faire et ses coutumes. Son maire doit sans cesse être à l’écoute et tout mettre en œuvre, afin que chacun y trouve sa place et le goût d’y vivre avec le respect des autres ».
Merci de votre attention, et que Vive Monsireigne.

  

69- Un char Leclerc sur la place de l’église.

 

Histoire militaires mai 98 d

Les enfants de l’école ont passé une matinée avec les militaires.

 Histoire militaires mai 98 cEn mai 1998, un char Leclerc et son régiment ont passé un week-end sur la place de l’église. Un curiosité qui a attiré de nombreuses personnes.

Histoire militaires mai 98

Tout le monde a envie de poser pour la photo !

.

.

.

Pourquoi est-il stationné chez nous ?

Une manifestation militaire avait lieu à Mouilleron-en-Pareds la semaine suivante en l’honneur du maréchal de Lattre de Tassigny.

Jean de LATTRE de TASSIGNY

Il est né à Mouilleron-en-Pareds le 2 février 1889. Commandant de la Première armée Française « RHIN et DANUBE ». Il signe la capitulation de l’Allemagne le 8 mai 1945. Il décède le 11 janvier 1952, le Président de la République le nomma « Maréchal de France » et il reçut les honneurs d’obsèques nationales. Il repose près de son fils Bernard tué en Indochine le 30 mai 1951, au cimetière de Mouilleron.

 

.  

70- L’an 2000.

Le samedi 2 septembre 2000, Monsireigne a marqué le passage au 3ème millénaire.Histoire an 2000 1

Depuis plus d’un an, le Comité des Fêtes associé aux responsables de quartier et à la municipalité, préparait cette rencontre. Plus de quatre cents personnes y ont participé.

Repas, concours divers, lâcher de ballons par les enfants, il y en avait pour tous les goûts !

Dès midi, photo souvenir sur le terrain de football. Cette photo se retrouve salle du bar au Foyer rural.

 

Histoire an 2000 5

Histoire an 2000 7

 

Barbecue géant – Un menu commun – La salle de sport a reçu les convives.
 
Histoire an 2000 6

Histoire an 2000 4

Clément COUTANT 96 ans et Antoine RADOUX, 13 jours,
un siècle de vie sur cette photo !

 

 

 

Un érable sycomore a été planté devant le Foyer rural.
Il se nourrit de la terre apportée par chacun des participants.
La diversité de couleur, de texture, de finesse représente
la diversité de notre monde.
 
Une urne rangée à la mairie contient les messages (d’espoir, nous l’espérons !) des participants.
Cette urne ne sera ouverte qu’en 2050 !
Quelles surprises vous promet-elle à vous les plus jeunes !
 

  

71- Le conseil municipal de 2001.

Histoire Conseil 2001 Au 2ème rang :
• Giraud Philippe – Chateignier Joël – Breton Eric Brosseau Dominique – Pineau Didier – Roulleau Vincent – Bertheau Christian – Jagueneau Jean-Pierre
Au 1er rang :
• Gaborit André – Giraud Louisette – Legé Mariannic – Robichon Henri – Gaborit Marie-Antoinette – Jagueneau Sylviane – Bocquier Michel-

 

 

.

72- Clemenceau : Gustave Rouet se souvient …

Le 11 novembre, la France rend hommage aux combattants de la Première Guerre mondiale. Le Père de la Victoire (un de ses surnoms comme le Tigre) et qui a joué un rôle dans l’armistice du 11 novembre, a été inhumé à Mouchamps. Un habitant de Monsireigne se souvient.
La sépulture de Georges Clemenceau a été souvent l’occasion de débat, l’homme lui-même étant atypique. Gustave Rouet, de Monsireigne (ferme des Vallées), malgré ses 91 ans, a toujours au la mémoire alerte. « Le 24 novembre 1929, jour de la sépulture, j’avais 13 ans. J’étais petit valet à la ferme de la Garnerie, près du Colombier de Mouchamps. Avec mon patron, il nous a suffi de franchir la rivière au pont Henri IV qui nous séparait du lieu de la sépulture. Les différents barrages de police établis dans les environs ne nous concernaient pas, habitant dans le périmètre protégé », se rappelle-t-il.Histoire Clemenceau Gustave Rouet

Gustave Rouet (au centre sur la photo entouré de deux de ses fils) est né en 1916 et est décédé en 2008.

Une position du cercueil controversée.

«Le terrain étant très humide de la Brochetière à la ferme du Colombier, un agriculteur, Gustave Morand, a été réquisitionné pour conduire ses boeufs et tirer le convoi mortuaire », fait remarquer le père Rouet. « J’étais présent lorsque le cercueil a été déposé. » Et ce n’est que lorsque les officiels sont partis que des journalistes souhaitent que l’on mette des bûches sous l’avant du cercueil, permettant ainsi d’avoir une meilleure prise de vue, le terrain étant très incliné. « Lorsqu’il n’est resté plus personne, nous avons enlevé les bûches et le cercueil a repris sa position horizontale ». Depuis, ces photos nourrissent la rumeur. Son cercueil est-il horizontal ou légèrement incliné ? L’homme étant très fier, était-ce un moyen pour se démarquer du commun des mortels ? Le terrain, en forte pente et au sous-sol rocailleux n’a peut-être pas permis de creuser à l’horizontal ?

Clemenceau désirait être enterré dans l’intimité. Histoire ClemenceauDès le matin du 24 novembre, la région était quadrillée par la gendarmerie. Les journalistes non accrédités n’avaient pas accès. Gustave avait bien remarqué ce photographe caché dans un hangar situé sur le passage du convoi mortuaire. Au moment de prendre son cliché, il a défait une planche du bardage. «Pas de chance pour lui, un gendarme s’est posté devant, bien involontairement», raconte Gustave.

Et de poursuivre par une autre anecdote. «Un agriculteur fûté voulait à tout prix être sur les lieux. Il a pris comme prétexte qu’il allait faire réparer sa charrue, l’essieu qu’il portait sur l’épaule étant abîmé. Les gendarmes, ignorant l’absence de forge dans les environs, le laissèrent passer sans problème ! » Et la mémoire toujours aussi étonnante, Gustave de rappeler le nom de ce paysan : Adrien Avril !

   

.

73- Le conseil municipal élu en 2008.

 

conseil

Le conseil élu en 2008:

1er rang: Jean-Philippe CHARRIER; Sylvia LIAIGRE; Henri ROBICHON, maire; Lydie GABORIAU; Dominique PENAUD; Corine PAULEAU; Pascal BIZON.

2ème rang: Michel BOCQUIER, 1er adjoint; Eric BRETON; Dominique BROSSEAU; Vincent ROULLEAU; Philippe GIRAUD; Mariannic LEGE; Didier PINEAU, 3ème adjoint; Joël CHATEIGNER, 2ème adjoint.

 

   

 

74- Alouette basket : 50 ans en 2008.

En mai 2001, l’Alouette Basket a fêté ses 50 ans.

En 1938, une bande de jeunes évoque devant l’abbé Baradivain, curé à Monsireigne, le projet de création d’une équipe de basket. Ce dernier contacte le maire, le docteur Achille Charrier qui en retient l’idée. Il achète lui-même un terrain, route de Chavagnes-les-Redoux (appartenant à Jean-Guy Galley aujourd’hui) à une demoiselle Ludovie Arnaudeau et le met à disposition des jeunes.

La génération des Henri Chateigner, Elie Roulleau, Constant Chateigner, Louis Giraud, Albert et Maurice Braud aménage ce terrain. Le directeur des Carrières, à la Gare de Monsireigne, fournit les matériaux de remblaiement. Une première équipe se forme, sans structure. Mais la guerre arrive en 1939.

« En 1946, après les vêpres, les jeunes garçons (pas les filles, elles osaient tout juste regarder et encore de loin !) allaient jouer sur ce terrain non désaffecté » se souvient Jacques Roulleau. Ce dernier s’investit alors beaucoup pour redynamiser ce projet d’avant-guerre. Un séminariste de l’époque, Maurice Moulin, de la Poculière, fait office de premier entraîneur. Et c’est dans les années 48 que Jacques Roulleau et Edmond Chateigner décident de se structurer afin de participer à un championnat départemental. Ils adhèrent, sans bureau officiel, à la fédération sportive culturelle de France, à la maison des oeuvres à la Roche-sur-Yon. Les anecdotes sur cette première équipe foisonnent.Basket-ball CA en 2001 bis A

« Les déplacements se faisaient à vélo, mais aussi en fourgon que mettait à disposition le poisonnier Marcel Gaboriau par exemple. Un dimanche, un match a été interrompu pendant que l’un des joueurs partait vêler une des ses vaches » se rappelle avec humour Jacques Roulleau. La première équipe était formée de 7 joueurs: Edmond Chateigner, René Maudet, Robert Legé, Léon Nauleau, Pierre Gaborit et Jean Dieumegard. « J’étais rapide, adroit. Hélas, il me manquait la taille » reconnaît Jean, 69 ans. Et c’est en 1951 que l’association est déclarée en préfecture. Le premier président en est Jean Seguin (1951-1961) suivi par Edmond Chateigner (1961-1968), Pierre Gaborit (1968-1971), André Rouet (1971-1974), Roger Picard (1974-1977), Pierre Gaborit (1974-1995), Dominique Chateigner (1995-2003) . Ont suivi Ludivine Gaborit (2003-2006), Mathias Bocquier (2006-2008) et Jennifer Chateigner (2008-20…).

Un panier AGLa vie du club s’est poursuivie sans interruption mais aussi avec des moments plus difficiles. « En 1954, nous sommes allés voir tous les conseillers municipaux afin de revaloriser la subvention municipale qui est alors passée de 1 000 à 15 000 francs de l’époque » explique Jacques Roulleau. En 1958, l’abbé Charles Minaud, en accord avec l’évêché, achète au bureau de bienfaisance un terrain jouxtant la cure. Les Carrières sont de nouveau sollicitées afin de fournir les matériaux d’aménagement. L’entreprise Nauleau qui fabriquait des planteuses, fournit des tubulures afin de permettre à Guy Seguin de réaliser les panneaux. En 1960, les premiers matchs ont lieu sur ce nouveau terrain. La salle dite de l’Alouette est construite jouant le rôle de vestiaire et de lieu de réunion. En 1981, la commune rachète à la paroisse cet ensemble et l’agrandit en 1983. Une salle omnisports est construite en 1990, sur le terrain même. Basket présidents 60 ans A

Quant au nom « Alouette Basket« , aucun témoin de l’époque ne peut l’expliquer. On peut toujours penser qu’il fait référence à la souplesse des joueurs comparable à celle de cet oiseau !

 

 

 

.

75- Mémoire de Footballeurs jusqu’en 2009.

Sources Ouest-France – 5 août 1942 –
    Un moment où partout, se levaient de jeunes  Sociétés sportives, Monsireigne n’a pas voulu être en reste et voilà bientôt un an que naissait l’Union Sportive de Monsireigne. Cette naissance due au dévouement d’une poignée de passionnés de Monsireigne, premiers pas guidés par l’actif maire de notre commune, M. le docteur Charrier.  
    Une équipe de football fut formée et les nombreux matchs disputés la saison passée avec des fortunes diverses, n’en montrèrent pas moins la vitalité de la jeune Société. Tout le monde y mit du sien et on vit même M. le maire tenir le sifflet ! Puis une équipe de basket féminin fut constituée et les jeunes se déplacèrent aussi afin de rencontrer les équipes des communes voisines. Toutes et tous se préparent déjà pour la saison prochaine. Et gageons que, profitant des leçons de la saison passée,  il faudra cette année compter sur l’ESM.
    Mais l’activité du comité ne s’arrêta pas là. C’est ainsi qu’à la suite d’une visite de M. Homberg, directeur département des sports pour la Vendée, le Dr Charrier obtint de son conseil municipal, qu’une piscine soit installée sur le magnifique plan d’eau constituée par l’écluse de la Mort-Vient. C’est en effet un endroit idéal, tranquille, ombragé, d’une sécurité parfaite, le fond étant sablonneux et sa pente douce permet l’installation d’un petit bain pour les néophytes et d’une pleine eau pour les nageurs expérimentés. Sous la surveillance et les conseils éclairés de M. le maire qui tient à sa piscine, des ouvriers travaillent depuis un certain temps à l’aménagement. Un genre de tremplin a été construit, sur une assez grande longueur, une installation rudimentaire mais combien pratique, a été créée par les apprentis nageurs, les cabines sont en construction. Tout le monde travaille avec ardeur pour être prêt pour l’inauguration officielle qui doit avoir lieu à la mi-août.
    Ce jour-là, une foule nombreuse attirée par le sport et le site en même temps que par les champions de natation qui participeront à la fête, viendra se rendre compte de ce que peut faire une petite commune, malgré ses faibles moyens, lorsqu’elle a à sa tête des édiles qui ne craignent ni leur peine, ni les … préjugés et qui ont foi (combien ils ont raison !) dans la régénération de la jeunesse dans le sport. 
    Il faut bien dire que cette réussite a été grandement facilitée par une union complète de tous. C’est cela surtout l’exemple à imiter et nous aimerions voir bien d’autres communes de notre petit coin de bocage s’en inspirer.                                                                                   J. D.
 
A Monsireigne, on a bien  tapé dans le ballon dès 1941. Mais il n’y avait encore rien d’officiel. Albert Braud et Raymond Constant, aujourd’hui âgés de plus de 80 ans, se souviennent :
 
0058FOOT30AN.ple
2003: Trentième anniversaire du club.
Rétrospective de l’Histoire du football à Monsireigne.
Albert Braud, habitant à l’époque le village du Coudrais et Raymond Coutant dans le bourg, âgés de plus de 80 ans en 2003, avaient toujours la mémoire vive : « Nous étions plusieurs copains partis dans différentes écoles où on a découvert le football. On ne connaissait pas le basket, nous n’avions pas beaucoup de loisirs. Le docteur Charrier, maire à l’époque, nous a mis à disposition son parc ( le parc de Mr Ariès, rue de Rochereau, aujourd’hui) ». Puis l’équipe a joué dans un champ appelé « Le Paradis » où se trouve la stabulation à Pierrot Charrier aujourd’hui. «Et à la gare » ajoute Bernard Grelet, décédé en 2005 et qui habitait à Rechain. «On allait se laver à la fabrique de parpaings à Constant et Victor Pasquier. Les buts n’avaient pas de filets, source de litiges bruyants. Les déplacements se faisaient à vélo» se souviennent-ils. Et de poursuivre : «C’était de l’amateurisme, rien d’officiel. Nous avions un hymne que nous chantions aussi bien après les victoires qu’après les défaites ; notre maillot était bleu marine avec un short bleu. J’ai même été goal dans une sélection du bocage, contre le SCO de Cholet, on a gagné par un but à zéro» ajoute Raymond Coutant.
Cette équipe sirénémontaine jouait contre Le Boupère, Pouzauges, Chavagnes-les-Redoux, Sigournais. Lili Pasquier était dirigeant tout comme André et Marcel Puaud ainsi que le docteur Charrier.
L’équipe de l’époque (1941) : Gardien : Raymond Coutant ; arrières : Bernard Grelet, Auguste Gaborit ; milieu : André et Marcel Puaud, Robert Fouquet ; avant : Albert Braud, Maurice Pineau, Alfred Héraut, Jean et René Pasquier, lili Pasquier et Pierre Blanchet. «Je me souviens qu‘il y avait avec nous deux Italiens : Bani et Chéki » ajoute Bernard Grelet. «Un jour, j’ai perdu deux ongles d’orteil. On jouait avec des brodequins ou avec de vieilles chaussures » raconte Raymond Coutant. Souvent, l’équipe qui recevait fournissait les joueurs manquants. En 1944, le travail obligatoire en Allemagne (C’était la guerre) a dispersé l’équipe.
 
Texte proposé par Michel BOCQUIER en août 2003, à l’occasion des 30 ans de l’ESM (1973-2003).

L’hymne de l’époque :

  • Quand l’Union Sportive ira en Angleterre,
  • Elle emmènera son équipe première.
  • Cinq avants qui dribblent,
  • Trois demis costauds,
  • Deux arrières solides,
  • Et un bon goal dans les poteaux.
  • Feu, feu,
  • Voila USM qui passe.

Il a fallu attendre 1972 pour revoir un groupe évoluer en amical sur un terrain des Carrières, à la Gare. Mme de Chanterac, maire de l’époque, accepte de mettre à disposition un terrain près du lotissement de l’Orangerie. Le club est alors affilié officiellement à la ligue de l’Atlantique, en 1973 sous le nom de ESM : Entente Sportive Monsireigne, la couleur officielle du club étant le rouge. Jean Pasquier est le premier président, de 1973 à 1974. Robert Prézeau lui succède, jusqu’en 1993, puis viennent Gilles Gaborit, jusqu’en 2000 ; Jean-Marc Rouet (2000 à 2003), Xavier Gaborit (2003-2007) et Julien Gaborit (2007-2009).Histoire Football fin du club Présidents A

A droite, les 4 derniers présidents: Xavier Gaborit, Jean-Marc Rouet, Gilles Gaborit et Julien Gaborit.

En 1983, la municipalité construit le terrain actuel, l’ancien étant rendu à sa première destination : un lotissement. Un terrain stabilisé est aménagé en 1995. Tous les licenciés que le club a connus depuis 30 ans ont reçu une invitation pour la fête du 30 août 2003.

Depuis septembre 2009, l’ESM Histoire Football Fanionest en entente avec la Jeune France de Saint-Prouant sous le nom de JFPM (Jeune France Saint-Prouant-Monsireigne).

A droite, le nouveau logo réalisé par Marie-Antoinette Gaborit. Elle est entourée par Julien Gaborit, vice-président de la JFPM et Frédéric Barradeau 1er président (à droite).

 

.

76- Foyer rural: son histoire.

Depuis longtemps, le basket était pratiqué sur un terrain situé à la sortie du bourg, route de Chavagnes-les-Redoux. Ce lieu n’étant plus disponible, la paroisse recherchait un nouveau site. En 1960, elle achète alors au bureau de Bienfaisance (le CCAS actuel) le terrain où sont la salle actuelle, la salle de sport et le parking, le tout jouxtant la cure (la mairie aujourd’hui).Histoire Foyer rural 1

En 1962, la salle dite de « L’Alouette » est construite sur le terrain paroissial (le bar actuel). Cette salle sert alors de vestiaires mais est aussi utilisée comme salle de réunions et de manifestations par la paroisse et les associations. Elle est aussi régulièrement louée à des manifestations familiales. Elle sert même d’atelier relais pour certaines entreprises comme l’usine de confection Letort (la même qui a réalisé les rideaux de la salle actuelle !).

En 1967, des vestiaires pour les basketteurs de l’Alouette Basket ont été ajoutés, l’arrière du bar de nos jours.

En 1980, la commune achète l’ensemble à la paroisse. Un agrandissement important est alors construit en 1982-1983. avec un bar correspondant à l’ancienne salle et une salle des fêtes.Histoire Foyer rural 2

Au sous-sol, sont construits des vestiaires pour le sport et une petite salle (la salle 3) utilisée depuis 1993 comme foyer des jeunes. En 1989, une nouvelle salle (la salle 2) est réalisée, permettant au club de tennis d’avoir un lieu convenable pour y exercer son jeu.

Depuis 2005, année du réaménagement de la salle de sport avec une salle de rangement et un bar, le tennis se pratique dans la salle de sport.

Depuis plusieurs années, la construction d’une scène était en projet.Histoire Foyer rural 4 Une réflexion a été engagée en 2008 pour finaliser le projet complet de juin 2010 à janvier 2011. Histoire Foyer rural agrandissement 4 AAu programme: mise aux normes d’accessibilité de l’ensemble des salles, mise aux normes au niveau électricité, ventilation et isolation; agrandissement avec un espace scénique. Histoire Foyer rural 3La nouvelle salle du sous-sol devient foyer des jeunes.Salle de sport Octobre 2015 (26)

.

.

.

 

 

77- Robert Enfrin: mémoire d’artisan.

Rencontre avec Robert Enfrin, menuisier charpentier à la retraite (septembre 2013).

Fin d’une 4ème génération de charpentiers.

Histoire Robert Enfrein (8)

Robert devant son atelier aujourd’hui, en 2013.

Chez les Enfrin, on était charpentier de père en fils ? Mon arrière-grand-père, Pierre, a créé son entreprise de charpenterie à la fin du XIXe siècle. Puis lui ont succédé Léon, mon grand-père, mon père Léon de nouveau et moi-même. Pierre a été compagnon du tour de France. Il m’a laissé des plans réalisés lors de son périple, des plans d’une incroyable précision. Délégué par la préfecture afin de représenter la Vendée au niveau de l’artisanat à l’exposition universelle de 1 889, à Paris, il a pu ainsi découvrir la Tour Eiffel construite pour l’occasion. Mon père a aussi été le premier président du Comité des fêtes local en 1935. Il est à l’origine de la première tente construite en 1936. Pour l’histoire, cette tente a été mise à disposition du maire de Monsireigne, Jean Babut, banquier.

Histoire Robert Enfrein 16

Léon, le père de Robert, a été adjoint à Mme de Chanterac, maire.

Suite à la crise de 1929, il était en faillite et il l’a empruntée pour organiser une vente aux enchères de ses possessions au château de la Chauvinière. Cette vente lui a permis de rembourser ses actionnaires.
Comment s’est présentée votre carrière ?
Je suis né en 1931. Dès l’âge de 14 ans, à la fin de la guerre en juin 1945, j’ai travaillé avec mon père Léon. L’atelier d’origine était au 3, rue de la Fontaine, à Monsireigne. La 1ère machine a été achetée en 1947 : un événement ! En 1958, mon père a construit un nouvel atelier en bas de la rue de la Fontaine, sur un terrain appartenant à Mlle Ester Pacreau. Nous avons monté la charpente de notre première maison neuve qu’en 1952, à Chavagnes-les-Redoux. Lorsqu’il est parti à la retraite, en janvier 73, j’ai pris la suite et ma carrière de chef d’entreprise s’est déroulée jusqu’en 1991, date à laquelle j’ai arrêté définitivement. Un incendie a détruit mon atelier en 1981 et je l’ai reconstruit dans la forme où il est actuellement. Je n’ai pas eu de fils, c’est un artisan local Gilles Gaborit qui a alors repris mon activité et mon salarié.

 
Histoire Robert Enfrein 15 a

Léon, le grand-père de Robert, charpentier également.

Des souvenirs durant votre vie professionnelle ?

Histoire Robert Enfrein (22)

Robert Enfrein nous montre une scie à refendre, une varlope Legros sur un bouvet de 2 pièces et un plate-bande pour les portes.

Lorsque j’ai eu 14 ans, je devais partir me former à la Chambre des Métiers de la Roche-sur-Yon. Mon père n’a pas voulu, prétextant qu’il avait besoin de moi. J’ai suivi des cours par correspondance après mes journées de travail. Évidemment, j’ai passé mon CAP sans succès, j’étais désavantagé par rapport à mes camarades qui assistaient au cours. À titre d’exemple, nous avons eu un sujet sur la charpente à quatre pans, style que nous ne pratiquions jamais avec mon père ! 10 h de travail par jour, du lundi au samedi, mais pas de stress, nous étions heureux. Et de bons souvenirs comme celui du régisseur du Bois-Tiffrais, Auguste Geffard, qui ne nous autorisait pas à travailler pendant sa sieste. On exerçait souvent dans les châteaux et leurs fermes, mais on était payé qu’une fois l’an, à la Toussaint. Si bien qu’on se débrouillait pour ne travailler chez eux qu’en octobre. Chose surprenante, les tarifs étaient inférieurs en hiver par rapport à l’été.  Évidemment, il y avait beaucoup moins de charges. Lorsque la charpente en fermettes est arrivée, j’étais sceptique pour sa durabilité et sa solidité mais j’avais tort ! L’entreprise artisanale était une grande famille, les apprentis partageaient notre repas. J’y ai passé beaucoup de temps, d’énergie mais je ne regrette pas ce parcours !

Histoire Robert Enfrein plan

 
 
 
 
 
 
 
 
    
 

 78 – Thérèse Hopko: une figure locale !

Portrait. Thérèse Hopko, ancienne épicière, alerte retraitée. Interwiev réalisée en août 2013.
Thérèse, voulez-vous vous présenter ?Histoire Thérèse HOPKO 2
Je suis née Thérèse Sachot en 1929, à la Baffardière du Boupère. Puis mes parents ont déménagé dans une ferme familiale à la Nivretière en 1934. En 1945, suite à une conséquence de la crise financière de 1929, la Nivretière doit être vendue et mes parents s’installent alors au Petit Bois-Tiffrais de Monsireigne. Mon certificat en poche à 11 ans (avec une dispense), dès l’âge de 16 ans, j’ai travaillé à la ferme comme aide-familiale. J’ai aussi été saisonnière à Noirmoutier et en Bretagne, à Port Navallo, dans le Morbihan. Ma patronne bretonne me propose alors de prendre sa suite, mais au même moment, un commerce à Monsireigne se vendait. Mes parents m’encouragent alors à revenir au pays.

Histoire Thérèse HOPKO 5

Thérèse: des voyages, des rencontres comme ici avec l’abbé Guy Gilbert (le prêtre des voyous), à Lourdes.

Racontez-nous cette épicerie ?Histoire Thérèse HOPKO 4

    Ce commerce situé 5, rue du Grand Lay, était tenu par Marie You. Agnès Bouillaud, la coiffeuse, en tant que voisine, a acheté les murs et me l’a loué. J’ai tenu cette épicerie de 1962 à 1964. J’ai acheté alors au 3, place de l’Eglise une maison appartenant aux établissements Nauleau qui fabriquait des planteuses. J’y ai installé le magasin et mon logement. L’épicerie était ouverte 7 jours sur 7, de 7 h à 20 h. La fermeture de la mi-journée de 13 h à 14 h 30 n’en était pas vraiment une, les clients passaient par ma cuisine. Mon épicerie s’est complétée au fil du temps. Le dépôt de pains et pâtisserie est arrivé vers 1970, après la fermeture de la boulangerie tenue par Yves Conil ouvrier de Robert Rochais boulanger à Saint-Prouant. Le dépôt de journaux est venu suite à la cessation d’activité de Marie-Camille Poisblaud. La vente de tabac a complété mon enseigne en 1977. Le magasin était un lieu de passage où les nouvelles se faisaient et se défaisaient. Après la messe du samedi soir, j’ouvrais afin de recevoir les clients des villages. Si bien que depuis, je sors de l’église sans parler, je rentre de suite chez moi, une vieille habitude ! Il y a eu des années prospères mais à partir de 1980, j’ai ressenti l’arrivée des grandes surfaces qui prenaient le pas.Histoire Thérèse HOPKO 6Histoire Thérèse HOPKO 1

    Et la retraite ?
En 1992 et jusqu’en 1997, j’ai loué mon fonds de commerce au couple Vendé boulanger à Saint-Prouant. Les activités se sont accumulées. Au niveau de l’association Familles rurales, j’ai eu des responsabilités de secteur et j’ai travaillé en particulier sur les recherches historiques. Des recherches généalogiques sur ma famille m’ont beaucoup occupée. Depuis 1993, je me suis investie dans la bibliothèque municipale. J’ai été conseillère municipale de 1995 à 2001. Avec la responsabilité des sorties et voyages, j’ai été secrétaire du club des retraités. Ma participation à l’office de tourisme, au comité de jumelage cantonal avec Puertollano, en Espagne, m’a été une riche expérience. J’y rajouterai mon engagement au niveau paroissial et surtout au niveau familial. J’avais 7 frères et sœurs, nous sommes une famille très unie. Et un événement malheureux dans ma famille proche m’a demandé beaucoup d’investissement.

.  

.

79- Le conseil municipal élu en mars 2014.

Le conseil:

Au 1er rang (de g. à d.): Nadine GAUVRIT; Anne BRAUD; Anne GODREAU, 3ème adjointe; Christelle CAIGNON; Laure GERBAUD (jusqu’en août 2015) ; Marie BRIFFAUD; Michel GABORIT.Conseil municipal 2014 mai 2 complet

2ème rang: Dominique BROSSEAU, conseiller sortant, 2ème adjoint; Henri ROBICHON, maire sortant; Olivier SACHOT; Yannick BLUTEAU; Joël CHATEIGNER, 2ème adjoint sortant, 1er adjoint; Gérard PRUGNEAUX; Vincent ROULLEAU, conseiller sortant; Michel BOCQUIER, 1er adjoint sortant, maire.

 

 

 

80- …

…..